dimanche 30 décembre 2012

Quand la Providence conduit Mgr Lefebvre

Mgr Lefebvre avait, à la demande d'élèves du séminaire français de Rome, institué une première année de formation sacerdotale à Fribourg en 1969. Onze recrues se sont présentées à lui. Cependant, dès la fin de l'année, il se sent mourir et il pense que sa mission est terminée.

« Et puis, voilà que je tombe malade, mais vraiment malade je vous assure, à partir du 8 décembre. J’étais à Rome, et j’avais la grippe, une mauvaise grippe, la grippe de Hong Kong. Et, je ne sais pas quelle maladie me prenait, j’étais mal à l’aise, j’avais mal au foie, mal partout, je dormais difficilement. J’ai été obligé de me soigner, je ne pouvais pas faire autrement. Je suis allé chez les Pères du Saint-Esprit, me reposer un peu pendant quelques semaines, comptant sur cet Abbé Clerc pour s’occuper de ces séminaristes. Mais mon état de santé empirait.
Alors, une bonne fois je suis rentré en clinique à Fribourg. Vraiment, je croyais disparaître ! [...] Ils ont fait analyser les prélèvements par l’Institut tropical de Bâle ; et la réponse a été : « Strongles, il faut qu'il prenne tel et tel médicament pour s’en débarrasser et après un peu de convalescence ça ira. » Où est-ce que j’avais attrapé cela ? Je n’en sais rien ! On disait, bah ! c’est en Afrique, certainement. Mais l’Afrique, il y avait longtemps que je l’avais quittée, ce n’était pas possible. Alors on vous a empoisonné ! Pourquoi pas ! Je n’en sais rien moi ! Mais alors là... la réponse la plus amusante, c’était celle de ma petite sœur Marie-Thérèse de Colombie. C’est une taquine ! Elle est allée chercher dans le dictionnaire médical Larousse, la définition du terme « strongle » : parasite que l’on trouve généralement chez les porcs et qu’on ne découvre qu’après l’autopsie ! Oh ! Me voilà bien arrangé ! Elle était toute contente d’avoir découvert la chose dans le Larousse médical. Heureusement qu’on n’a pas découvert ça après l’autopsie mais avant... Alors, je me suis soigné et heureusement j’ai été guéri.
J’ai pu reprendre donc un peu le travail avec les séminaristes. Mais, je croyais vraiment que le bon Dieu ne voulait pas que je fasse cette œuvre parce que dans l’état où j’étais...
Et voilà encore de nouvelles épreuves ! Trois séminaristes s’en vont, puis un quatrième. On arrive fin mai, il ne reste plus que l’Abbé Aulagnier, l’Abbé Tissier de Mallerais et l’Abbé Pellabeuf. « Mes chers amis, leur ai-je dit. je crois que l’année prochaine vous allez vous installer dans le séminaire interdiocésain qu’on a visité dernièrement. Vous essaierez de vous organiser vous-mêmes pour faire un peu les exercices de piété et autres. Moi je ne vais pas continuer comme cela, ce n’est pas la peine, on va arrêter l’expérience. » Alors l’Abbé Aulagnier et l’Abbé Tissier de Mallerais surtout, ont dit : « Non ! Ah non ! Non, il ne faut pas arrêter, nous ne voulons pas aller dans cette maison où il n’y a rien. Nous ne voulons pas être formés comme cela, non ! Non ! On va continuer, il y en aura peut-être quelques-uns qui vont venir. »Et puis, pendant le mois de juin, je reçois onze demandes. Onze demandes ! Pas possible ! Alors il faut que je continue. Il n’y a rien à faire. »

Extrait de Petite histoire de ma longue histoire, 1994, recueil de conférences dispensées
par Mgr Lefebvre aux soeurs de la Fraternité Saint-Pie X à l'abbaye de Saint-Michel-en-Brenne.

jeudi 27 décembre 2012

Confirmations à Saint-Nicolas du Chardonnet

Sermon de Son Excellence Monseigneur Marcel Lefebvre à Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris le 23 mai 1977, trois mois après la prise de l'église.


lundi 24 décembre 2012

Mgr Lefebvre et le Mystère de la Nativité


Qui n’a en mémoire la célèbre photographie de Mgr Lefebvre portant l’Enfant-Jésus à la crèche, la nuit de Noël, publiée en couverture du Numéro 61 de la revue Fideliter ? Cette image est l’illustration parfaite de son homélie prononcée dix ans avant, le 25 décembre 1977.

« Les Saints Evangiles dans la narration qu’ils nous font de tous les évènements qui ont entouré la venue de Jésus ici-bas, l’Incarnation de Notre Sauveur, nous manifestent l’action extraordinaire qu’ont eue les saints anges dans l’annonce de la Bonne Nouvelle… »
« C’est l’ange Gabriel qui vient visiter Zacharie et qui lui annonce qu’il aura un fils qui sera le Précurseur du Sauveur… »
« … et puis c’est encore l’ange qui vient visiter la Très Sainte Vierge Marie lui annoncer la nouvelle extraordinaire qu’elle serait la mère de Jésus… ce sont les anges qui dissiperont les doutes de saint Joseph … ce sont encore les anges qui indiqueront et qui inspireront le vieillard Siméon, qui lui aussi reconnaîtra Jésus ».
« … Or quel est le résultat de ce contact qu’ont les anges avec les personnes qui ont cette grâce insigne d’apprendre la nouvelle de l’Incarnation du Sauveur ou de voir Jésus de leurs yeux !... Le résultat ce sera que ces personnes chanteront les louanges de Dieu. Et pourquoi Dieu n’a-t-il pas continué ce ministère de l’annonce de la Bonne Nouvelle par les anges ?... Le dessein de Dieu c’est qu’il y ait des hommes qui soient associés intimement au sacerdoce de Notre Seigneur Jésus-Christ pour porter la Bonne Nouvelle à leurs frères… Et quel sera alors l’objet de leur prédication? Comment Notre Seigneur concevra-t-il cette transformation des âmes ? Comment les âmes chanteront-elles aussi des cantiques à la gloire de Dieu pour remercier Dieu des bienfaits qui leur sont donnés ?... Notre Seigneur dans sa Toute Puissance et dans sa bonté infinie, dans sa miséricorde a voulu qu’il y ait un sacrifice, que Son Sacrifice continue jusqu’à la fin des temps par la consécration des prêtres et que ces prêtres seraient eux-mêmes chargés, non seulement de prêcher l’Evangile, d’annoncer la Bonne Nouvelle mais de donner l’Esprit Saint, non plus à la manière dont les anges ont pu le donner par leurs paroles car il semble bien qu’à la parole des anges, l’Esprit Saint est descendu sur les personnes qui étaient choisies… Allons donc à la crèche aujourd’hui et demandons à la Très Sainte Vierge Marie, demandons à saint Joseph de mettre dans nos cœurs, dans nos âmes, les sentiments qui faisaient battre leur cœur vis-à-vis de Notre Seigneur, vis-à-vis de Jésus qu’ils adoraient et qu’ils aimaient ».
 Article de l'Abbé Laurent Pouliquen, extrait de Caritas N°13, décembre 2012

jeudi 20 décembre 2012

Mgr Lefebvre et la libération de la messe comme « une aurore dans l’Eglise »


Une difficulté dans laquelle se trouvent parfois les héritiers spirituels de Mgr Lefebvre consiste à interpréter sa pensée, alors qu’il a disparu depuis plus de vingt ans. Il a parlé dans des contextes bien particuliers, celui des années 1970 et 1980. Que dirait-il aujourd’hui devant la situation de l’Église ? Quelle attitude aurait-il adopté devant le Motu Proprio libérant la messe ? Devant la levée des excommunications ? Face au renouvellement d’Assise, le 24 janvier 2002 puis le 27 octobre 2011 ? Mystère ! Quelques-uns de ceux qui furent ses plus proches collaborateurs estiment cependant qu’il aurait signé avec Rome devant les propositions que le cardinal Castrillón  Hoyos faisait dès 2001. D’autres, au contraire, parient qu’il aurait définitivement rompu tout contact avec le Siège apostolique. Le plus grand nombre de ses prêtres suit cependant la directive qu’il a donnée d’observer la ligne que proposerait la Maison Générale de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX).

Une autre question qu’on peut se poser, c’est l’importance de la liturgie et de la doctrine dans la résistance menée par la FSSPX. L’essentiel se trouve-t-il dans les saints offices ? Il le laissait entendre dans le sermon des ordinations de 1976 qui lui valurent la suspens a divinis : « Il est clair, il est net que c’est sur le problème de la messe que se joue tout le drame entre Écône et Rome. » Deux ans auparavant, dans la célèbre déclaration du 21 novembre 1974, il semblait cependant insister sur l’importance des dramatiques nouveautés introduites dans la doctrine. La réalité c’est que Mgr Lefebvre considérait que les deux étaient liées et avaient des répercussions mutuelles. A cet égard, il ne manquait généralement pas de rappeler le célèbre adage Lex orandi, lex credendi qui prouve que la manière de prier reflète la foi de celui qui prie. Le 11 mai 1979, devant les séminaristes réunis à Écône, il parla en ces termes pour illustrer cette réalité :

«  Si vraiment le Pape remet la Messe traditionnelle en honneur dans l’Eglise, eh bien vous savez, je crois que l’on pourra dire que l’essentiel de notre victoire est acquis. Le jour où vraiment la Messe redevient la Messe de l’Eglise, la Messe des paroisses, la Messe des églises – oh, il y aura encore des difficultés, il y aura encore des disputes, il y aura des oppositions, il y aura tout ce qu’on voudra – mais enfin, la Messe de toujours, la Messe qui est le cœur de l’Eglise, la Messe qui est l’essentiel de l’Eglise, cette Messe-là reprendra sa place, la place qu’elle n’aura peut-être pas encore assez, il faudrait évidemment la lui donner encore beaucoup plus grande, mais enfin quand même, le seul fait que tous les prêtres qui le désirent pourront dire cette Messe-là, moi je crois que cela aurait des conséquences énormes dans l’Eglise. Je crois que nous aurions servi à ce moment-là, si vraiment ça arrivait… eh bien, moi je crois que la Tradition est sauvée. Le jour où on sauve la Messe, la Tradition de l’Eglise est sauvée, parce qu’avec la Messe, ce sont les sacrements, avec la Messe, c’est le Credo, avec la Messe c’est le catéchisme, avec la Messe c’est la Bible et tout et tout… qu’est-ce que vous voulez, ce sont les séminaires et c’est la Tradition qui est sauvée. Je crois qu’on pourrait presque dire que l’on revoit une aurore dans l’Eglise, on aurait traversé une tempête formidable, on se serait trouvés dans l’obscurité complète, battus par tous les vents et par toutes les tornades et que tout de même enfin à l’horizon se révèle la Messe, la Messe qui est le soleil de l’Eglise, qui est le soleil de notre vie, le soleil de la vie du chrétien… »

Que peut-on tirer de cet enseignement ?

1.       C’est d’abord une invitation à demeurer confiant dans la victoire prochaine. Dans tous les entretiens qu'il a accordés, Mgr Lefebvre a manifesté cet invincible optimisme qui finit par avoir raison de tout. L’archevêque parle ici de la libération de la messe pour tous les prêtres : l’acte qui ferait qu’on place « la messe traditionnelle en honneur dans l’Église ». Plus loin, il parle du « fait que tous les prêtres qui le désirent pourront dire cette Messe ». Eh bien Mgr Lefebvre qualifie cet acte d’aurore dans l’Église. C’est une vraie marque d’espérance pour nous qui vivons dans ce marasme conciliaire où les voyants paraissent tous virer au rouge. Le fondateur de la FSSPX nous prévient. Il faut regarder « l’horizon » !
 2.      En même temps, il ne cache pas les problèmes qui demeureront. Il prévoit que ce tournant sera une situation nuancée, une étape. Il laisse bien entendre que la liturgie traditionnelle n’aura pas encore toute sa place, « la place qu’elle n’aura peut-être pas encore assez, il faudrait évidemment la lui donner encore beaucoup plus grande ». De notre côté, nous pensons non seulement à la persistance de la nouvelle messe mais aussi à la doctrine et à ce fameux Concile qui semble demeurer l’alpha et l’omega chez grand nombre d’évêques et de prêtres occupant les charges de notre pays. Or, dans ces lignes, Mgr Lefebvre prévient que la lutte ne sera pas terminée : « il y aura encore des difficultés, il y aura encore des disputes, il y aura des oppositions ». Mais il nous invite à un jugement équitable. Il ne faut ni sombrer dans un angélisme aveuglé qui nous ferait sombrer dans la démission, encore moins dans un durcissement pessimiste qui enterrerait à jamais toute possibilité de restaurer la Tradition.
 3.      Le plus marquant dans ce passage demeure la foi que le fondateur de la FSSPX place dans l’efficacité surnaturelle de la sainte messe. Souvent, nous pouvons être tentés de considérer la situation de manière purement naturaliste en ne voyant dans les saints mystères que des artifices d’une bataille toute humaine, qui serait apparemment perdue. Mgr Lefebvre regarde les choses autrement. Il compte énormément sur la force surnaturelle de la messe dont l’incandescence devrait faire fondre toutes les couvertures givrantes de l’ère conciliaire. Lui ne semble pas douter un instant de la grâce de la liturgie tridentine qui amènera « le soleil de l’Eglise, qui est le soleil de notre vie, le soleil de la vie du chrétien ». Et les échos récents prouvent que bon nombre de prêtres reprenant le chemin de la messe de toujours empruntent progressivement celui de la doctrine transmise par des siècles de Chrétienté.

Par la suite, Mgr Lefebvre n’a, à aucun moment, minimisé la portée d’une possible libération universelle de la messe traditionnelle. Il a regretté en 1984 comme en 1988 que la liturgie demeurât emprisonnée dans quelque indult parcimonieux. Aussi, a-t-il procédé à l’opération survie pour qu’un jour on reconnaisse la valeur éternelle de la liturgie et de la foi transmise par nos pères.

Côme de Prévigny



dimanche 16 décembre 2012

L'église du sacre de Mgr Lefebvre

Le 18 septembre 1947, Mgr Marcel Lefebvre fut consacré évêque par le cardinal Achille Liénart, dans la paroisse familiale de Notre-Dame-des-Anges de Tourcoing. C'est dans cette même rue Nationale qu'il a grandi. La fulgurante baisse de la pratique religieuse fait que les saints mystères ne sont quasiment plus jamais célébrés dans l'église. Elle garde néanmoins le souvenir de l'un de ses enfants devenu archevêque de Dakar.






vendredi 14 décembre 2012

La mort du père de Mgr Lefebvre au camp de Sonnenburg


Pour ne pas révéler son incapacité manifeste dans les affaires religieuses et surtout pour discréditer la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X et son œuvre catholique, le monde journalistique, entraînant parfois même quelques évêques embarrassés à sa remorque, vient jeter l'opprobre sur l'œuvre de Monseigneur Lefebvre. Recueillant quelques mots fort regrettables, ils en font presque le programme de cette société religieuse. Il est bien inutile d'inviter ces messieurs dans nos églises pour se rendre compte, à l'évidence, que les prêches de nos prêtres parlent de l'avenir de nos âmes, jamais de la Seconde Guerre Mondiale. Mais la collusion pour quelques manipulateurs d'esprits est trop tentante ! Le problème, c'est que la tentation n'intervient jamais sans un certain péril. Car il ne serait pas très difficile d'établir la filiation de certains d'entre eux avec des personnages au passé quelque peu douteux au cours de la décennie 1940.

La vérité est que l'œuvre fondée par Monseigneur Lefebvre est ancrée dans le Catholicisme, l'ennemi le plus farouche du National Socialisme, ce rejeton païen de l'agnosticisme du XIXe siècle qui a bâti sa terreur sur le règne de la race, tandis que l'Eglise bâtissait son honneur sur celui de Dieu. Tandis que les gouvernants des démocraties libérales se muraient dans leur silence, pendant que le dictateur communiste sanguinaire signait le Pacte germano-soviétique avec Adolf Hitler, le pape condamnait isolément et sollennement le Nazisme dans l'encyclique Mit Brennender Sorge.

De manière plus précise, la Fraternité Saint-Pie X plonge historiquement ses racines dans la lutte contre cet agnosticisme complet qui s'est clairement incarné dans les régimes païens du Nazisme allemand et du Fascisme italien. Le père de Monseigneur Lefebvre, René Lefebvre, celui qui l'avait éduqué, celui qui lui avait appris à distinguer les systèmes sains des attelages politiques qui mènent l'Europe à sa perte, n'a pas craint – en son temps – de résister jusqu'à faire couler son sang en mourant déporté au camp de Sonnenburg.

Filateur de Tourcoing honoré et estimé, il avait rempli un rôle important au cours du premier conflit mondial. Non mobilisable, il s'était mis à la disposition de l'Intelligence Service et avait permis l’évasion d’un grand nombre de prisonniers. Il retrouva du service dans les réseaux de résistance dès l’année 1940, en transmettant des messages radiodiffusés sur Londres ou en recueillant des prisonniers français, belges ou allemands. Le 21 avril 1941, ce lieutenant des Forces françaises combattantes, membre du réseau Zéro-France, fut arrêté par la Gestapo. D’abord incarcéré à la prison Saint-Gilles de Bruxelles, il fut déporté en Pologne, au camp de Sonnenburg, celui qu'on appela le « Folterhölle », c'est-à-dire « l'enfer de torture », connu pour ses mauvais traitements et brutalités et dont les dernières centaines de prisonniers furent éliminés à la mitraillette dans la nuit du 30 au 31 janvier 1945. D’abord tenu par les S.A., il était géré par les S.S. à l’époque où le père de Monseigneur Lefebvre y entra.

Sans abandonner son chapelet, son missel et son imitation de Jésus Christ, René Lefebvre périt le 4 mars 1944. Son corps a disparu dans les charniers du système concentrationnaire nazi. Le 16 juillet 1953, une décision gouvernementale lui attribua la qualité de déporté résistant. C’est bien ce type de héros, fier et noble, défenseur de sa patrie et surtout de sa foi, quitte à donner sa vie, que la Fraternité Saint-Pie X compte donner en modèle à la jeunesse. Ce n’est certainement pas ces tristes « héros » journalistiques si temporels et conformistes passés maîtres dans l'art de l’amalgame et du dénigrement.



mercredi 12 décembre 2012

La dernière messe de Mgr Lefebvre à Saint-Nicolas du Chardonnet

Dernière messe pontificale célébrée par Mgr Marcel Lefebvre à Saint-Nicolas du Chardonnet : le dimanche 28 octobre 1990 à l'occasion du dixième anniversaire de l'Institut universitaire Saint-Pie X à Paris. Il est mort moins de cinq mois plus tard. Les liens entre Mgr Lefebvre et la célèbre église parisienne sont très étroits puisque le fondateur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X avait envoyé ses prêtres collaborer au ministère de Saint-Nicolas dès 1978. Cinq ans plus tard, l'abbé Philippe Laguérie remplaça Mgr François Ducaud Bourget à la tête de la paroisse. Il fut remplacé dans cette charge en 1997 par l'abbé Christian Bouchacourt et en 2003 par l'abbé Xavier Beauvais.