
« Nous
sommes persuadés qu’un jour viendra (quand ? Dieu seul le sait) où
l’Église nous encouragera et nous félicitera d’avoir maintenu cette Tradition.
C’est pour cela que je me rends à Rome mardi. Après de nombreuses et nombreuses
démarches, celle-ci aboutira-t-elle plus que les autres ? Je n’en sais rien.
Mais je le fais par devoir de conscience pour que lorsque le Bon Dieu me
rappellera, il ne puisse pas me dire n’avoir rien fait pour rétablir la
Tradition. J’aurai tout fait pour la rétablir. Si le Bon Dieu veut que nous
soyons encore d’une certaine manière abandonnés par ceux qui devraient être nos
pères, eh bien, ce sera la grande épreuve de l’Église… Mais nous n’avons pas le droit de nous
décourager et de dire : « puisqu’il n’y a pas moyen d’être entendus,
abandonnons les évêques, il n’y a plus d’Église, c’est fini. » Non
l’Église est toujours debout et si ceux qui sont chargés de la conduire ne font
pas leur devoir, ce sont de mauvais pasteurs, ce n’est pas pour cela que nous
devons les abandonner. Nous devons avoir confiance dans la Providence.
Le Bon Dieu soutient Son Église, nous n’avons pas le droit d’abandonner cette
Église catholique et romaine. En faisant tout ce qui est notre devoir,
demeurons dans la paix. »
Mgr Marcel Lefebvre, chapelle Saint-Irénée à Lyon, sermon du 18 juillet 1982
Mgr Marcel Lefebvre, chapelle Saint-Irénée à Lyon, sermon du 18 juillet 1982
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